Espace de vie

Le conseil donne le feu vert au nouveau colisée

La saga qui a fait couler énormément d’encre et qui a soulevé les passions à plusieurs reprises au cours des dernières années a finalement connu un dénouement lors de la première séance régulière du conseil municipal trifluvien de l’année 2018. L’adjudication du contrat a été adoptée à la quasi-unanimité. Seul le conseiller du district des Rivières, Claude Ferron, a voté contre.

Le projet présenté par l’entreprise a été choisi par le comité de sélection et recommandé aux membres du conseil en raison de plusieurs options de plus-value incluses dans la soumission. Le comité a notamment retenu l’inclusion d’un deuxième anneau LED installé sous le tableau indicateur, l’utilisation des espaces non dédiés, la fermeture des accès au niveau supérieur par un rideau ou des barrières, d’une grille technique d’accrochage – qui sera très utile lors de la présentation de spectacles – et de zones d’animation intérieure et extérieure.

En incluant les places dans les 20 loges, dont deux seront VIP, la glace principale sera entourée de 4390 sièges tandis que la seconde le sera par 250. Un espace de stationnement composé de 900 places sera également aménagé à l’extérieur du bâtiment, ce qui vient s’ajouter aux 500 déjà fournies par le Groupe Robin, le promoteur du District 55.

Sans être un édifice qui se conforme aux normes de construction afin d’obtenir la certification LEED, sa conception permettra de recevoir des subventions écoénergétiques pouvant atteindre un total de 1,5 million de dollars.

Un système de sonorisation L-Acoustics y sera également installé. Il s’agit du même qu’on retrouve présentement à l’Amphithéâtre Cogeco.

Les travaux devraient commencer au cours de l’hiver et la date prévue pour la livraison de l’édifice a été fixée au 20 décembre 2019.

Le directeur du génie à la Ville de Trois-Rivières, Patrice Gingras, précise que le fait que le contrat en est un de type «clé en main» permet de prévoir que le nouveau colisée sera prêt assez rapidement.

«C’est un avantage de ce genre de contrat car l’entrepreneur est responsable de la conception, de la construction et de la surveillance. Il ne doit notamment pas attendre après la Ville pour les plans et devis car c’est lui qui les fait», explique M. Gingras.

Ce dernier ajoute que le Groupe TEQ a construit plusieurs ouvrages de grande envergure dans le passé, dont le Stade Saputo à Montréal, le Complexe sportif de Gatineau, le Centre de soccer intérieur du Complexe environnemental de Saint-Michel à Montréal et l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, se dit heureux et satisfait que le projet puisse enfin être mis en branle, et ce, après plusieurs années de tractations, de changements et de revirements de situation. En tenant ces propos, il fait notamment référence aux autres scénarios envisagés au cours des années, soit ceux du Complexe sportif Alphonse-Desjardins et de l’UQTR, et aux 27 avis de motion et résolutions qui ont été adoptés par le conseil municipal depuis les balbutiements du projet en 2010.

«Je suis très heureux car ce n’est pas un projet qui est arrivé sur le coin de la table hier. On en discute depuis plusieurs années. […] On a même eu peur de perdre notre subvention. On a réussi à la maintenir grâce au travail de nos députés», déclare le maire.

Rappelons que le gouvernement du Québec s’est engagé à payer 50 % de la facture, pour une somme maximum de 26,8 millions de dollars.

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